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24 Avril 2017

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Delta Bruxelles 2016-2017

Delta Bruxelles 2016-2017
40 ème édition,
exclusivement en français.
12 index, et plus de 950 établissements. 336 pages.
Avec son Passeport découverte donnant droit à 30% de réduction dans 44 restaurants de Bruxelles et périphérie

CHRONIQUES DELTAWEB

Delta Belgique 2017

Delta Belgique 2017
16ème édition, existe en français et en néerlandais.
7 index, 2000 établissements, 584 pages
CHE BELLA MUSICA !
S’attachant avec précision et clarté aux notions, aux formes et aux styles de musique entre 1600 et aujourd’hui sans exclure les références aux époques antérieures, les Éléments d’esthétique musicale, un ouvrage collectif monumental rédigé par une pléiade d’experts sous la direction de Christian Accaoui et coédité par Actes Sud à Arles et la Cité de la Musique à Paris, feront date non seulement auprès des musicologues mais aussi des amateurs et des musiciens de tout poil.

Ils y trouveront, par ordre alphabétique, une centaine de définitions techniques (Improvisation, Notation, Rythme, Structure, Symbole...), formelles (Concerto, Fragment, Sonate, Symphonie...), stylistiques (Baroque, Jazz et musique savante, Postmodernité, Romantisme...), esthétiques (Formalisme, Imitation, Ironie, Rhétorique...), pratiques (Enregistrement, Improvisation, Instrument...) ou méthodologiques (Ethnomusicologie, Histoire, Sociologie...).

Comme l’écrit le maestro qui a présidé aux destinées de cette bible, « les auteurs se sont donné trois principes directeurs : placer au centre du propos les œuvres elles-mêmes, en les admirant et en les questionnant ; ne jamais perdre de vue que la musique tour à tour parle, peint, fait rêver, émeut, divertit, console, tonifie, amuse, élève, exalte, solennise, ritualise, fait danser, s'adresse à l'intelligence des formes, porte à la mélancolie ou au rire... ; mettre en évidence ce qui relie la musique au monde, le musical à l'extra-musical. (…) Par l'étude du contexte (social, littéraire, philosophique, artistique) qui voit naître les œuvres, y impose sa marque et induit des pratiques spécifiques, notions et musiques sont replacées dans leur époque, afin de ne pas projeter sur elles nos catégories modernes ».

Mission accomplie !

Bernard DELCORD


Éléments d’esthétique musicale, ouvrage collectif sous la direction de Christian Accaoui, Arles & Paris, coédition Actes Sud/Cité de la Musique, mars 2011, 790 pp. en noir et blanc au format 14,5 x 21 cm sous couverture cartonnée en quadrichromie, 39 € (prix France)

Pour vous, nous avons recopié dans ce puits de science les quelques lignes suivantes :

Opérette
OPÉRETTE- 1770 environ : petit opéra. 1855 environ : genre lyrique, de registre léger ou satirique, se définissant de manière parodique par rapport à l'opéra.

On s'accorde à reconnaître dans le Don Quichotte et Sancho Pança (847) et dans l'acte intitulé « Gargouillada » des Folies dramatiques (1853) du compositeur Hervé les premières opérettes, avant même que le terme apparaisse vers 1855.

C'est avec l'émulation naissante entre Hervé et Offenbach que la mode se transforme en genre. Ces deux œuvres comprennent deux critères essentiels propres à l'opérette, telle qu'elle s'est plus tard synthétisée : pour l'une, la reprise d'airs d'opéras sérieux connus du public auxquels sont appliqués des textes bouffes, pour l'autre, une parodie d'opera seria dans un italien macaronique.

Cette double caractéristique s'explique par la double extraction de l'opérette. D'une part, l'opérette est issue du vaudeville du XVIIIe siècle des foires de Saint-Laurent ou de Saint-Germain, où se pratique le collage de vers légers sur les grands airs du théâtre dramatique.

Émile Zola, qui juge ce petit genre avec sévérité, ne manque pas de le relever : « (…) l'opérette a commencé par être un vaudeville avec couplets. Elle a ensuite pris l'importance d'un petit opéra bouffe... » (Le Naturalisme au théâtre, dans Œuvres complètes, XI, 1968 [1876-1880, p. 504.)

D'autre part, elle puise sa force parodique dans la cantate comique du XVIIIe siècle, plus directement moqueuse que le vaudeville à l'égard du grand genre et moins limitée, en termes de création artistique, par le principe de reprise de refrains connus.

La définition de l'opérette a changé avec le temps et a suivi les évolutions du genre.

Un Arsène Houssaye, ayant confié la charge de la musique au jeune Offenbach et qualifiant rétrospectivement les petits actes lyriques composés par ce dernier (La Chanson de Fortunio accompagnait les représentations du Chandelier de Musset), appelle opérettes les intermèdes musicaux lyriques ou bien les pièces lyriques de même proportion qu'Offenbach a composées ultérieurement, et qui semblent n'être pour lui que des intermèdes émancipés (Houssaye, Confessions. Souvenirs d'un demi-siècle, cité dans Schneider, Offenbach, 1923, p. 46).

Un Reynaldo Hahn prenant en compte les modifications apportées au genre par Emmanuel Chabrier, Edmond Audran ou André Messager justifie son combat contre l'introduction de danses d'origine américaine dans l'opérette en soulignant sa filiation avec l'opéra-comique. Reprenant le célèbre jugement de Saint-Saëns (« l'opérette est une fille de l'Opéra-Comique qui a mal tourné »), il procède ensuite à une définition plus complète : « (…) l'opérette est un opéra-comique plus léger comme sujet et comme musique et dans lequel on admet plus de laisser-aller dans le ton, plus de fantaisie, et pour tout dire, plus de débraillé ». (Hahn, L'Oreille au guet, 1937, p. 207).

David Rissin (Offenbach, 1980, p. 73 sq.) ou Benoît Duteurtre (L'Opérette en France, 1997, pp. 23-24), qui ont à l'esprit la totalité de la vie du genre, s'accordent pour identifier trois caractéristiques dans la définition de l'opérette, ou de son sous-genre offenbachien, l'opéra bouffe français :
1. l'esprit farcesque, le goût du gag, du calembour, et, au sens étymologique, la satire, la farcissure, l'assemblage composite et inattendu ;
2. l'attitude parodique à l'égard de l'opéra et le principe de double lecture, qui est inscrit dans la demande même par Offenbach d'octroi de concession théâtrale en 1855, fondée sur « un divertissement neuf et original (…) de nature à plaire aux intelligences cultivées et à la masse des spectateurs » ;
3. la conjonction entre musique, théâtre (dialogues parlés issus de l'opéra-comique) et danse (dans la forme musicale plus que dans l'exécution scénique).

Ainsi, l'opérette, petit genre, se définit par rapport au grand genre, et se montre d'autant plus parodique que la présence du grand genre est forte. C'est l'opérette parisienne qui, durant le siècle au cours duquel elle a prospéré (1850-1950), a entretenu les rapports les plus exclusifs avec le grand opéra. L'opérette marseillaise en est déjà beaucoup plus détachée. L'opérette viennoise, qui tire son inspiration autant du ballet ou de la musique de salon que de la musique lyrique, n'est parodique que dans une mesure restreinte (le caractère parodique est endossé par quelques personnages seulement, ou ne se montre qu'au premier acte) et tend à passer du statut de petit genre à celui de grand genre de la musique lyrique viennoise vers 1870, à tel point qu'elle devient, pour un Mahler ou pour un Richard Strauss, l'objet privilégié d'un traitement parodique. La zarzuela espagnole enfin, souvent assimilée à l'opérette, est, sur ce point, l'exacte opposée de l'opérette parisienne, et incarne le grand genre lyrique espagnol de 1750 à 1950.

L'amoindrissement général du nombre de créations lyriques à Paris, l'affaiblissement de la part des créations françaises dans les théâtres parisiens par rapport aux œuvres d'origine ou d'influence germaniques à partir de 1880, l'avènement de la modernité dans l'art lyrique, c'est-à-dire le renouvellement des règles créatrices à chaque nouvelle œuvre à partir des années 1900, et le déplacement massif de cette modernité musicale de l'opéra vers le ballet à partir de 1913 (création du Sacre du printemps de Stravinski) ont condamné l'opérette à un tarissement certain : il est perceptible dès 1930 où la transformation du genre se lit dans le remplacement progressif des désignations d'« opérette » ou d'« opéra-comique » par « revue » ou « comédie musicale » autant que dans la baisse massive des références au genre sérieux, compensée par l'intégration, en patchwork, des danses américaines. En 1950, l'opérette proprement dite n’existe plus.
Re-découvrez: AUX SAVEURS DES FAGNES Restaurants à Waimes

L'avis du Guide Delta
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LA NOISETTE LYONNAISE Difficulté : ***

Ingrédients :
Pour la pâte d’amandes : 600 g de sucre semoule
600 g de poudre d'amandes blanche
180 g de blancs d'œufs
Vanille en poudre ou sucre vanillé
Colorant en poudre vert

Pour le sirop de ...

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