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25 Février 2018

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Delta Bruxelles 2016-2017

Delta Bruxelles 2016-2017
41 ème édition,
exclusivement en français.
12 index, et plus de 950 établissements. 336 pages.
Avec son Passeport découverte donnant droit à 30% de réduction dans 44 restaurants de Bruxelles et périphérie

CHRONIQUES DELTAWEB

Delta Belgique 2018

Delta Belgique 2018
17ème édition, existe en français et en néerlandais.
8 index, 2000 établissements, 604 pages
BUSINESSWOMEN EN JUPONS…
Dans Femmes d’affaires mythiques, un beau livre paru chez Dunod à Paris, Aldo Lanfranconi et Antonia Meiners retracent le parcours de 22 triomphatrices du grand business qui ont marqué l’histoire économique de leur nom ou de leur marque, et toujours de leur empreinte : Helena Rubinstein, Coco Chanel, la veuve Clicquot, Florence Knoll (des meubles éponymes) Ruth Handler (l'inventrice de la poupée Barbie), Estée Lauder, Miuccia Prada, Marie Tussaud…
Qu'elles soient originaires de France, d'Allemagne, d'Angleterre, d'Espagne, d'Italie, de Finlande, d'Inde ou des États-Unis et bien qu’elles soient issues de mondes ou d’époques dans lesquels les femmes n’avaient pas ou guère d’indépendance économique, elles ont su affirmer leur vision, réfléchir à leur stratégie et se sont montrées d’habiles pionnières de la création de marque.
« Ayant souvent commencé sans un sou, écrivent les auteurs, elles sont nombreuses à avoir fini à la tête de groupes internationaux. Leur success story est étonnante, palpitante et riche d'enseignements. »
Et tout à fait passionnante !

Bernard DELCORD
Femmes d’affaires mythiques par Aldo Lanfranconi et Antonia Meiners, ouvrage traduit de l’allemand par Akima Hamandia, Christophe Lucchese & Alexandra Friedrich, Paris, Éditions Dunod, octobre 2010, 150 pp. en quadrichromie au format 22 x 28,5 cm sous couverture cartonnée et jaquette en couleurs, 24,90 € (prix France)

Pour vous, nous avons recopié dans cet ouvrage féministe les lignes suivantes :

Barbe-Nicole CLICQUOT-PONSARDIN (1777-1866)
Pour les repas de fête, elle ne servait que du champagne. Et le meilleur évidemment –fait maison ! Barbe-Nicole Clicquot-Ponsardin était fière de cette boisson d’exception qui arrivait à maturité dans ses caves, à Reims. À peine âgée de 28 ans, elle perdit son mari et dut se résoudre à reprendre le commerce de son époux. Faisant fi des objections d’un entourage sceptique, elle s’imposa comme la première femme à gérer une telle entreprise. Elle la dirigea presque quatre décennies durant. Pendant le règne agité de Napoléon, elle surmonta les récessions commerciales et imagina de nouveaux moyens d’exportation, si bien que le champagne Veuve Clicquot ne manqua jamais ni dans les cours ni dans les salons, de Moscou jusqu’en Amérique.
Barbe-Nicole Ponsardin venait d’avoir 20 ans quand elle épousa François Clicquot, de trois ans son aîné. Originaire comme elle de Reims, il était issu d’une famille de négociants en vins. Barbe-Nicole tomba amoureuse de ce jeune homme, ouvert et intelligent, peu de temps après leur première rencontre. Que les Clicquot soient moins fortunés que les Ponsardin n’eut aucune incidence. Nicolas Ponsardin, dont la fille Barbe-Nicole naquit en décembre 1777, avait transformé la filature et l’usine de tissage fondées par son père en une entreprise florissante et jouissait d’un grand crédit à Reims. Il se fit construire un hôtel particulier de prestige, dans lequel Barbe-Nicole grandit avec son frère Jean-Baptiste et sa sœur Clémentine. Mais durant les temps incertains qui suivirent le déclenchement de la Révolution française, la luxueuse demeure se transforma en une cage dorée pour les trois enfants. Le père, certes royaliste, mais avant tout homme d’affaires, s’accommoda des révolutionnaires - il octroya ainsi davantage de droits à ses ouvriers, devint membre du cercle des Jacobins et étendit son influence grâce à ses activités de conseiller municipal et de représentant du Tiers État au tribunal de Reims. Il craignait cependant pour la sécurité de ses enfants et, afin de les protéger, les assigna pour ainsi dire à résidence.

De son côté, le négociant en vins Philippe Clicquot avait surtout peur pour son fils. Il l’envoya à l’âge de 18 ans auprès d’un ami banquier à Saint-Gall, où il apprit l’italien et l’allemand. Après son retour de Suisse, son père n’épargna ni sa peine ni son argent pour lui éviter le service militaire. À l’âge de 23 ans François, fils unique de Philippe Clicquot et de sa femme, Françoise, et déjà sociétaire junior de l’entreprise de son père, demanda Barbe-Nicole en mariage. Après les noces, celle-ci vint s’installer dans la maison Clicquot, où elle mit sa fille Clémentine au monde en 1799. À l’époque, le négoce de vins des Clicquot vendait essentiellement du vin rouge, mais également du vin blanc et du vin mousseux, le ci nommé vin de champagne. Le vin mousseux était déjà apprécié longtemps auparavant. Mais depuis les expériences de fermentation en bouteille faites par l’olivétain Dom Pérignon, il était devenu une boisson de luxe recherchée. Dom Pérignon était en 1700 cellarius (maître de chais) dans l’abbaye Saint-Pierre d’Hautvillers, dans les environs d’Épernay en Champagne. Et c’est ainsi que la dénomination « vin de Champagne » s’institua au fil du temps.

Quand le jeune couple Clicquot-Ponsardin se retrouvait le soir, François parlait à sa femme de son travail quotidien et des problèmes rencontrés dans la culture du vin. Il emmenait Barbe-Nicole avec lui en calèche et tous deux discutaient de l’achat de nouvelles terres cultivables. Barbe-Nicole était ainsi toujours informée de la situation de l’entreprise. Elle ne se doutait pas un instant de l’importance que cela aurait bientôt sur sa propre vie. En octobre 1805, François Clicquot décéda d’une « fièvre maligne ». Les soins que lui prodigua Barbe-Nicole avec beaucoup de dévouement, durant les deux dernières semaines qu’il lui restait à vivre, ne purent sauver celui qui avait à peine 30 ans. Désespéré par la mort précoce de son fils, Philippe Clicquot envisagea la vente de l’entreprise fondée en 1772 ; malgré les trente années passées à s’occuper de façon intensive de ses affaires, il ne se voyait pas continuer seul. Une cession à sa belle-fille ? Il n’y songea pas une seule seconde. Pourtant Barbe-Nicole Clicquot-Ponsardin n’était pas seulement étroitement liée à son époux, elle était également la fille d’un homme d’affaires couronné de succès, avec qui elle avait appris très tôt ce que signifiait gérer une entreprise. Et elle avait une volonté de fer.

Avec le soutien d’Alexandre Fourneaux, un négociant en vins expérimenté, qui devint son associé, elle prit, à l’âge de 26 ans, la direction de l’entreprise, au nom de laquelle on accola désormais la dénomination « Veuve ». Louis Bohne, un Allemand, pas beaucoup plus âgé qu’elle mais doté d’un véritable talent de vendeur, devint l’un de ses plus proches collaborateurs. Bohne avait déjà travaillé pour François comme commis voyageur. Jusque-là, les négociants en vin de Champagne n’avaient pas l’habitude de travailler avec des représentants. François avait rapporté cette idée de Suisse et connut ainsi un succès considérable. Barbe-Nicole nomma alors Bohne chef des vendeurs et, par ailleurs, recruta de nouveaux représentants, afin d’assurer sa présence dans un plus grand nombre de pays. Bohne n’était pourtant pas au bout de ses peines. Les événements politiques d’après 1789, qui aboutirent finalement au couronnement de l’empereur Napoléon, en 1804, n’avaient pas seulement mis la noblesse française dans l’embarras. Les troupes conquérantes de Napoléon avaient semé le trouble dans toute l’Europe. L’ancien empire allemand s’effondrait : de nouvelles alliances et de nouveaux royaumes émergeaient. Les guerres coûtaient très cher, si bien que dans certaines cours princières, l’heure étaient aux économies –notamment de cette luxueuse boisson qu’était le champagne.

De plus, le commerce fut sensiblement perturbé par le blocus continental décrété en 1806 par l’Angleterre contre la France. Il interdisait le transport par la Manche de marchandises françaises en direction de la Russie. Bien qu’il soit en permanence à la recherche de nouveaux clients et de moyens de transport entre la Prusse et la Russie, Bohne ne put rien faire contre la baisse du chiffre d’affaires. Et, au regard de la situation politique, peu d’amélioration était à prévoir. C’est pour cette raison qu’en 1810 Fourneaux se retira du négoce. Barbe-Nicole, elle, ne renonça pas. Elle dressa sereinement le bilan, vendit ses bijoux afin d’augmenter le capital et informa le client de la création de la maison « Veuve Clicquot Ponsardin ». C’est sous ce nom que la marque est toujours connue deux cents ans plus tard.

Sommaire de l’ouvrage :
Contre vents et marées : Marie Tussaud et ses têtes en cire ; Margarete Steiff, son nounours emblématique et ses peluches ; Brownie Wise, l’inventrice de la réunion Tupperwar ; Ruth Handler, la maman de la poupée Barbie ; Marion Donovan et la couche culotte ; Beate Uhse, de l’éducation sexuelle aux sex-shops.
La partenaire idéale : Kate Gleason et ses maisons préfabriquées en béton ; Aino Marsio Aalto, des meubles, des textiles et des verres ; Charlotte Perriand, un nouveau souffle pour Le Corbusier ; Marion Bogner, l’inventrice des pantalons-fuseaux ; Florence Knoll et le mobilier de bureau.
Veuves volontaires : Barbe-Nicole Cliquot-Ponsardin, la veuve du champagne ; Anna Sacher, l’hôtel Sacher de Vienne (et sa tarte) ; Katherine Graham, l’éditrice du Washington Post.
De la haute couture au patron : Coco Chanel et son indémodable tailleur ; Aenne Burda et son magazine de mode ; Miuccia Prada et ses merveilleux tissus.
Une affaire de beauté : Martha Matilda Harper, son soin capillaire et les premiers salons de coiffure ; Helena Rubinstein et ses crèmes de beauté par millions ; Jeanne Toussaint et ses fabuleux bijoux Cartier ; Estée Lauder et son marketing de génie ; Patricia Urquiola et ses meubles poétiques.
Re-découvrez: CUEVA DE CASTILLA-AL MATBAKH (LA)Restaurants à Bruxelles

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