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Bien avant et plus fort que Nadine de Rothschild…

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24 Juillet 2017

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Delta Bruxelles 2016-2017

Delta Bruxelles 2016-2017
40 ème édition,
exclusivement en français.
12 index, et plus de 950 établissements. 336 pages.
Avec son Passeport découverte donnant droit à 30% de réduction dans 44 restaurants de Bruxelles et périphérie

CHRONIQUES DELTAWEB

Delta Belgique 2017

Delta Belgique 2017
16ème édition, existe en français et en néerlandais.
7 index, 2000 établissements, 584 pages
BIEN AVANT ET PLUS FORT QUE NADINE DE ROTHSCHILD…
L'étiquette de la cour des Habsbourg d'Espagne, réputée pour son extrême rigueur, a fasciné les contemporains tout autant que la postérité. Elle a participé de la grandeur de la monarchie espagnole avant de favoriser sa sclérose à la fin du XVIIe siècle. Elle a aussi influencé maints usages de la cour de Versailles. Pourtant, elle reste fort mal connue en France. Le cérémonial de la cour d’Espagne au XVIIe siècle, un ouvrage introduit et présenté par Hugo Coniez, directeur à l’Institut d’études politiques à Paris, et édité aux Presses Universitaires de Paris-Sorbonne, a pour objet de faire mieux comprendre la cour singulière et hiératique des derniers Habsbourg. Il présente la première traduction commentée en français du Cérémonial de la Cour d'Espagne, dans sa version rédigée en 1651, à la fin du règne du roi Philippe IV, et compilée au XVIIIe siècle dans le Corps universel du droit des gens de Jean Dumont. Cette traduction est précédée d'une étude qui fait le point sur l'origine, le sens et les fonctions de l'étiquette dans les cours de l'Ancien Régime, à travers le cas espagnol et à la lumière des travaux les plus récents sur le sujet. Voilà un livre qui passionnera de bout en bout les lecteurs férus d’histoire des mœurs et du comportement public de nos ancêtres, à l’origine de certains de nos usages contemporains, et qui ravira les amateurs de comportement subtilement policé tel qu’on le pratique encore partiellement dans les cours royales d’Europe..

Bernard DELCORD
Le cérémonial de la cour d’Espagne au XVIIe siècle Introduction et édition critique par Hugo Coniez, préface de Lucien Bély, Paris, Presses Universitaires de Paris-Sorbonne, collection « Iberica », décembre 2009, 255 pp. en noir et blanc au format 16 x 24 cm sous couverture brochée en couleur et à rabats, 22 €

Pour vous, nous avons recopié dans cet ouvrage savant et passionnant le texte suivant :

LES GENTILSHOMMES DE LA BOUCHE
Ils reçoivent 3l plaques par jour en guise de gages, plus 131 400 maravédis par an(1) mais ils ne sont pas logés au palais. Les gentilshommes de la Bouche ont le devoir d'accompagner Sa Majesté quand Elle se rend à Sa chapelle ou dans quelque église, soit pour les vêpres, soit pour la messe, soit pour une autre cérémonie publique. Ils prennent place derrière le banc des Grands d'Espagne et de leur suite, juste après les majordomes, devant les autres officiers du palais, qui se rangent d'un côté de la chapelle, et le reste de la Cour, qui prend place de l'autre côté. L’Huissier à viande note le nom de tous les gentilshommes présents dans un petit cahier qu'il remet au Greffier du palais. Ainsi, on peut diminuer les gages des absentéistes, tandis que le Roi connaît ceux qui font leur devoir.
Les gentilshommes de la Bouche accompagnent aussi Sa Majesté lorsqu'Elle sort à cheval, soit pour aller rendre grâces, soit pour quelque fête ou grande occasion. Ils sont présents lors de la réception des ambassadeurs, que le Majordome Mayor va chercher à leur domicile, mais aussi lors de l'enterrement des membres de la famille royale. Quand des ambassadeurs ordinaires ou extraordinaires viennent pour la première fois à l'audience de Sa Majesté, le majordome de semaine va les chercher à cheval avec la Maison. Dans sa suite prennent place les gentilshommes de la Bouche, conformément à leur rang d'ancienneté. Le gentilhomme de la Bouche le plus ancien se met à la gauche du majordome. L’Huissier de la Salle est chargé de désigner le majordome auquel revient cette fonction.

Un rôle d'apparat auprès du Roi :
Quand Sa Majesté dîne en public, un gentilhomme de la Bouche fait office de panetier, un autre d'échanson, un dernier d'écuyer tranchant, et les autres vont chercher le viande à la cuisine. Le déroulement de leur service est fixé préalablement par l'Huissier de la Salle.
Quand le Roi se rend personnellement à la guerre, les gentilshommes de la Bouche ont l'obligation de suivre l'étendard royal avec quatre chevaux chacun. Le Roi leur écrit une lettre d'avertissement, rédigée par le Secrétariat de la Chambre. Cette lettre est remise au Majordome Mayor, ou à défaut au majordome le plus ancien, qui lui-même la confie à l'huissier de la Grande Salle pour qu'il la fasse parvenir en mains propres aux intéressés, même si ceux-ci se trouvent hors de Madrid. Cette lettre est rédigée comme suit :

Le Roi à...

Les envieux de ma couronne sont si nombreux, et leurs desseins si affreux, qu'ils n'ont de cesse d'attaquer mes Royaumes et de détourner mes armes de la défense de la Religion Catholiqu(2) Cela m'oblige à tout mettre en œuvre pour les contrer, et je n'ai trouvé de remède plus efficace que, d'aller m'y opposer en personne. Il m'a semblé nécessaire de vous en avertir, afin que, tôt prévenu, vous me puissiez accompagner lors de ce voyage, en personne et avec quatre chevaux que vous me devez fournir, au titre d'officier de ma Bouche. Vous agirez donc ainsi.
À Madrid, etc.

Moi, le Roi.

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(1) Monnaies locales et étrangères coexistaient dans l'Espagne de l'époque.
(2) La défense du catholicisme était toujours, officiellement, l'objectif premier de la politique de la monarchie d'Espagne.


On écrit sur le papier plié « de la part du Roi », et on cachette le pli avec soin. Le sceau royal est apposé, et l'on indique un peu plus bas: »À X, son gentilhomme de la Bouche » (3) .


Quand, le jour de la Sainte-Lucie, c'est-à-dire chaque 13 décembre, Sa Majesté envoie sa coupe au Marquis de Moya(4) , c'est un gentilhomme de la Bouche qui la porte.
Les gentilshommes de la Bouche ont le droit d'entrer dans la salle du Conseil, dont les portes sont gardées par les huissiers de la Chambre. Avec la permission de Sa Majesté, ils peuvent assister aux repas ordinaires, et même parler au Roi à l'issue de ces repas, après avoir néanmoins sollicité sa permission par l'intermédiaire d'un gentilhomme de la Chambre(5) . Le soir, quand ils éteignent les lumières du palais, ils peuvent entrer dans la chambre du Roi tant que Sa Majesté n'a point terminé de dîner.
Le Majordome Mayor, ou à défaut le Bureau, peut donner aux gentilshommes de la Bouche deux mois de congé pour leur permettre de s'absenter de la Cour. Il ne peut octroyer de congé plus long qu'avec la permission de Sa Majesté. Le Greffier du palais le mentionne alors dans ses registres, et, dès son retour, le gentilhomme de la Bouche doit se présenter pour prouver qu'il est bien revenu.
Les gentilshommes de la Bouche mangent à l'Office-Bouche. Quand il n'y a pas de majordome, c'est le gentilhomme de la Bouche le plus ancien qui préside la table, depuis sa place ordinaire.

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(3) Des courriers de ce type furent probablement envoyés lorsque Philippe IV partit en campagne en Catalogne en 1642.
(4) Allusion à un privilège concédé à perpétuité par Isabelle de Castille et Ferdinand d'Aragon à Don Andres de Cabrera, marquis de Moya, qui leur avait livré la ville de Ségovie le jour de la Sainte• Lucie (13 décembre) 1500 : le Roi d'Espagne enverrait désormais chaque année en très grande pompe au chef de la maison de Maya une coupe d'or qui avait servi à sa messe.
(5) Ce passage confirme qu'il était particulièrement difficile de parler au Roi d'Espagne, sauf à faire partie du premier cercle de ses serviteurs.
Re-découvrez: LE GRILL DES TANNEURSRestaurants à Namur

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